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La prière (en image) Article 14/09/2008

 

 

La manière de prier comme le prophète l’a enseignée

 

D'Abdul Aziz Ben Abdallah Ben Baz à tous ceux qui désirent célébrer la prière comme la faisait le Messager d'Allah : Muhammad (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui), et ceci conformément à ses paroles suivantes :

« Priez comme vous m'avez vu prier ! »

(Hadith authentique rapporté par al -Bukhârî dans son recueil).

 

1 - II faut, tout d'abord, faire les ablutions prescrites, de façon complète, c'est-à-dire comme Allah, Le Très-Haut et Très-Loué, nous l'a commandé, dans le verset coranique suivant :


« Ô les croyants ! Lorsque vous vous levez pour la prière, lavez vos visages et vos mains jusqu'aux coudes; passez les mains mouillées sur vos têtes; et lavez-vous les pieds jusqu'aux chevilles. ….»

Sourate 'La table servie' - verset 6


De même, le hadith suivant du Prophète (que la paix et le salut d’Allah soient sur lui) :

« Aucune prière n'est agréée sans purification préalable ».


2 - Ensuite, le prieur se tient debout à l'endroit désigné pour la prière, faisant face complètement et de tout son corps le point de mire de tous les musulmans (Qibla) qui est la Kaaba à La Mecque, La Maison Sacrée d'Allah, et ce, dans n'importe quel point du monde où il se trouve.
Et décide fermement de tout son cœur de procéder à la célébration de la prière qu'il entend faire, soit qu'elle est une des cinq prières prescrites obligatoires quotidiennes ou surérogatoires. Cette intention, il ne l'exprime ni à haute voix ni à voix basse, ceci n'étant pas licite, car ni le Prophète (que la paix et le salut d'Allah soient sur lui) ni ses compagnons (puisse Allah être satisfait d'eux) l'ont faite par paroles prononcées au moment de la prière, mais dans leur fort intérieur seulement.
Là où il fera sa prière, le fidèle, qu'il soit dirigeant de prière en commun (Imam) ou seul, devra au préalable poser devant lui un objet tel qu’un paravent, rideau ou autre pour le séparer d'un passant inopiné qui passerait devant lui par inadvertance pendant la prière.

3 - II dira ensuite «Allahou Akbar» (Allah est Plus Grand) : ceci s'appelle Takbiratul Ihram. En prononçant cette formule, il fixera son regard sur l'endroit de sa prosternation, en signe de vénération, de respect et d'humilité envers Allah.

4 - En même temps, il lèvera ses deux mains à la hauteur de ses épaules ou au niveau de ses oreilles.

 

 

5 - Puis, il les posera sur sa poitrine, la paume de la main gauche et sur le dos de sa main gauche, la paume de sa droite.

 

6 - II est recommandé par la Sunnah que le fidèle commence par formuler l'invocation suivante, comme introduction à la prière :

" Ô mon Seigneur Allah ! Eloigne de moi mes péchés comme tu as éloigné l'orient de l'occident; " Ô mon Seigneur Allah ! Purifie-moi de mes péchés comme on nettoie le vêtement blanc des souillures; Ô mon Seigneur Allah ! Lave-moi de mes péchés avec l'eau, la neige et la grêle. "

Le fidèle peut aussi dire, s'il le veut, cette autre invocation en lieu et place de la précédente:

" Gloire à Toi, ô mon Seigneur Allah ; Louanges à Toi; Puisse Ton divin Nom être béni ; Puissent Tes Bienfaits s'élever bien haut ; Certes, il n'y a pas d'autre divinité à part Toi ."

Ensuite, pour commencer la prière, il dira : " Je cherche refuge auprès d'Allah et Sa protection contre Satan le maudit, le lapidé ; Au nom d'Allah, le Tout Clément, le Tout Miséricordieux ". Et il récitera la premier chapitre du Coran : sourate "Al-Fatiha", et ce, conformément à la recommandation du Prophète (paix et bénédictions d'Allah sur lui) qui dit:

" Quiconque ne commence pas sa prière par la récitation de sourate Al-Fâtiha, la première sourate du Coran, sa prière sera annulée et ne sera pas agréée."

A la fin de cette récitation de la Fatiha, le fidèle dira «Amen» à voix haute lorsque la prière célébrée est de celles prononcées à haute voix. Après quoi, il récite ce qu'il peut de versets du Coran.

 

7 - Ensuite, il dit: «Allahou Akbar» (Allah est Plus Grand)

en élevant les deux mains à proximité des épaules ou des oreilles ; puis il penche son buste pour faire l'inclination (Roukoû') gardant la tête en ligne droite avec le dos non voûté, et posant ses deux mains sur les genoux en écartant les doigts.

 

 

En gardant cette position avec tranquillité, il dira :

" Gloire à mon Seigneur, le Très Grand ".

II est préférable de répéter cette phrase trois fois et même plus; comme il est aussi désirable de dire :

" Gloire à Toi, ô mon Seigneur, que Ta louange soit proclamée ; Ô mon Seigneur Allah ! pardonne-moi. "

8 - Puis après, il lèvera la tête et le buste de cette inclination, élevant les deux mains au niveau de ses épaules ou de ses oreilles, en disant :

"Allah écoute bien celui qui Le loue."

Soit qu'il est Imam ou qu'il prie seul.

Debout droit, il dira:

" Ô notre Seigneur ! A Toi les louanges, beaucoup de bonnes et généreuses louanges bénies, plein les cieux et plein la terre et plein de tout ce que Tu voudras au-delà d'eux. "

 

Par contre, s'il prie derrière un Imam, il ne dira pas, au moment de se lever de son inclination, la formule: «Allah écoute celui qui Le loue.», mais il dira seulement, en signe de réponse à l'Imam, la seconde phrase: «Ô ! Notre Seigneur, à Toi les louanges, beaucoup de bonnes, etc. »

Et dans cette position debout, et en prononçant ces paroles, il est préférable de poser les deux mains sur la poitrine, comme on l'avait fait au début de la prière avant l'inclination, car ceci a été confirmé comme pratiqué par le Prophète (paix et bénédictions d'Allah sur lui), d'après un récit de Waîl ben Hajar et de Sahl ben Saad (puisse Allah en être satisfait).

 

Le fidèle orant peut ajouter aux invocations ci-haut mentionnées la formule suivante:

" Ô Allah ! Vous êtes le Plus Digne de louanges et de gloire, comme le dit à juste raison Votre serviteur-adorateur, et nous sommes tous Vos serviteurs-adorateurs. Ô notre Seigneur Allah ! nul ne peut empêcher ce que Vous accordez; nul ne peut donner ce que Vous empêchez, et aucun fortuné ne peut profiter de sa chance à Votre insu. "

Ce sont de bonnes implorations qui ont été confirmées comme émanant du Prophète (paix et bénédictions d'Allah sur lui) d'après certains hadiths vérifiés et reconnus exacts.

9 - Ensuite, il se prosterne à terre, en disant : «Allahou Akbar», et en posant à terre, d'abord, les genoux avant les mains, si cela lui est facile, sinon il peut faire le contraire, c'est-à-dire poser sur le sol les mains avant les genoux, tout en essayant de garder les doigts et les orteils serrés et bien droits en direction de la Qibla.

Il faut, dans la prosternation, donner au corps le temps de se poser tranquillement sur les sept membres suivants : le front, le nez, les deux mains, les deux genoux et le dessous des orteils, tous touchant la terre, et, dans cette position, il dira: « Gloire à mon Seigneur, le Très- Haut.»

Trois fois ou plus; comme il est désirable de dire en plus: « Gloire et louanges à Toi, Ô mon Seigneur Allah ! Pardonne-moi.»

Et il est aussi préférable de faire beaucoup d'implorations et d'invocations, car dans un de ses hadiths, le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) a dit: "Dans la posture d'inclination, invoquez la Grandeur du Seigneur ; mais dans la prosternation à terre, appliquez-vous à invoquer Allah de tout cœur, d'implorer Son pardon, Ses grâces et Ses bienfaits, car il est fort possible que vos vœux soient agréés."

Le fidèle peut demander, dans cette position, de son Seigneur Allah Ses bienfaits dans ce monde et dans l'autre, et ceci, dans les cinq prières obligatoires quotidiennes ou dans les surérogatoires. Dans la prosternation, le fidèle devra écarter modérément les bras de ses côtés, le ventre écarté des cuisses et les cuisses écartées de ses jambes; comme il évitera de faire reposer ses avant-bras sur le sol, et cela conformément au conseil suivant du Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) :

‘'Tenez-vous droit dans la prosternation, et qu'aucun de vous n'étende ses bras et ses avant-bras sur le sol, comme le chien".

10 - Après ces invocations dans le prosternement, il lèvera la tête en disant:
«Allahou Akbar» (Allah est le Plus Grand) puis s'assiéra le pied gauche replié sous la cuisse gauche, placera son pied droit en position verticale relèvera ses mains du sol pour les poser sur ses cuisses et ses genoux,



et dira : "Ô mon Seigneur ! pardonnez-moi (trois fois) accordez-moi ta miséricorde et tes bienfaits, et donnez-moi la bonne santé et la tranquillité de l'âme." Et il se recueille avec calme pendant quelques secondes.


11 - Puis il se prosternera pour la seconde fois en disant: «Allahou Akbar» (Allah est le Plus Grand), et agit de la même manière qu'à la première prosternation et répétera les mêmes invocations.



12 - Ensuite, le fidèle lèvera la tête en répétant: «Allahou Akbar» (Allah est le Plus Grand) et s'assoie légèrement pour quelques secondes :



on appelle ceci «la pause de repos» et elle est recommandable, mais sans prononcer aucune invocation, et s'il ne la fait pas, il n'est pas blâmable.
Ensuite, il se lèvera debout, en s'appuyant, s'il le peut, sur ses genoux, sinon, il appuie ses mains sur le sol pour se lever, et ce, pour procéder à la célébration de la seconde rak'a



Une fois debout, il récitera le chapitre initial du Coran (Al -Fatiha) et quelques versets du Coran. Ensuite il fera les mêmes actes et dira les mêmes invocations comme à la première Rak'at.
Il n'est pas permis au fidèle qui prie derrière un Imam de le devancer dans ses gestes. Car le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) a prévenu sa communauté contre de tels agissements. Comme aussi, le fidèle ne doit pas agir en même temps que son Imam; et d'après la Sunnah, ses actes et gestes doivent suivre ceux de l'Imam sans paresse et après que celui-ci ait terminé ses paroles. Car le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) a dit :

"L'Imam est pour être suivi; ne vous mettez pas en désaccord dans la prière avec lui ; lorsqu'il dit : Allahou Akbar. Dites-le après lui ; Et lorsqu'il dit : «Allah écoute, certes, celui qui Le loue», dites « Ô notre Seigneur ! à TOI les louanges »: et quand il se prosterne, prosternez-vous aussi."

(Hadith reconnu exact par al- Boukhârî et Muslim).

13 - Si l'office de prière qu'on célèbre au moment voulu est composé de deux Rak'ates, telle que la prière de l'Aube (al- Fajr), celle du vendredi et celle de la fête, le fidèle s'assoit définitivement après avoir levé la tête de la seconde prosternation, fixant le pied droit en position verticale, et se reposant sur le pied gauche, mettant la main droite sur la cuisse droite, et la gauche sur la cuisse gauche, fermant les doigts de la main droite sauf l'index (de cette main)


qu'il pointe en signe symbolique de l'Unicité d'Allah ; mais s'il ferme seulement l'annulaire et l'auriculaire sur la paume de la main (droite) et forme une sorte d'anneau avec le pouce et le majeur et pointe l'index, cette dernière manière est meilleure, car il a été confirmé que le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) a utilisé les deux façons; et il est conseillé de pratiquer l'une et l'autre façon alternativement. Ainsi assis, le fidèle récite le «Tachahhud». En voici les termes:
" Les salutations sont pour Allah, ainsi que les prières et les œuvres bonnes; que la paix soit sur toi, Ô Prophète ainsi que la miséricorde d'Allah et Ses bénédictions ; que le salut soit sur nous et sur les bons serviteurs-adorateurs d'Allah. Je témoigne qu'il n'y a pas d'autre divinité sauf Allah; et je témoigne que Muhammad est Son serviteur et Son Envoyé ".
Ensuite, il continue par la formule suivante:
" Ô mon Seigneur Allah ! répand Tes grâces sur Muhammad et sur la famille de
Muhammad, comme Tu les as répandues sur Ibrahim et la famille d'Ibrahim, à Toi
les louanges et la gloire; Et bénis Muhammad et la famille de Muhammad, comme TU as béni Ibrahim et la famille d'Ibrahim, à Toi les louanges et la gloire".
Puis, il demande refuge et protection d'Allah contre quatre malheurs, et dit:
" Ô mon Seigneur Allah ! je Te demande refuge et protection contre les
supplices de l'Enfer, contre les souffrances du tombeau, contre les séductions de la vie et de la mort, et contre la tentation de l'Antéchrist. "
Puis, il continue par quelques autres invocations et vœux autant qu'il le voudra pour l'obtention des bienfaits de ce monde et de l'au-delà; de même, rien ne l'empêche de faire des vœux de bonheur en faveur de ses pères et mères ou des autres musulmans, et ceci, soit que l'office de prière qu'il pratique est des prières obligatoires ou des surérogatoires.
Enfin, quand il termine, il salue une fois à sa droite puis à sa gauche en disant: «Salutations et paix sur vous, ainsi que la miséricorde d'Allah ; salutations et paix sur vous, ainsi que la miséricorde d'Allah ».



14 - Si la prière est composée de trois rak'ates (celle du Maghreb: après le coucher du soleil) ou de quatre rak'ates (celles de Midi: Zuhr), (de l'après-midi: Asr) et de (la nuit: icha), le fidèle, après récitation du Tachahhud ci-devant précité à la fin de la seconde rak'at, et après avoir invoqué les grâces et bénédictions d'Allah sur le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) ; se lève debout en s'appuyant sur ses genoux, pour continuer le restant de la prière, lève les deux mains à proximité des épaules et des oreilles, et dit : «Allouhu akbar» : Allah est (le) Plus Grand : ensuite, il pose les deux mains - la droite sur la gauche - sur sa poitrine, comme précédemment expliqué, et procède à l'achèvement de la prière, en récitant la Fâtiha seulement; mais il n'y a aucun inconvénient si, à la troisième et quatrième rak'at de la prière du midi (Zuhr) il récite de temps en temps quelques versets du Coran après la Fâtiha, car il a été confirmé que le Prophète (paix et bénédictions d'Allah sur lui) agissait de la sorte, et ce, d'après un hadith rapporté par Abu Saad (puisse Allah en être satisfait).
Enfin, il termine la prière par la récitation complète du Tachahhud, - à la fin de la troisième rak'at pour le Maghreb au crépuscule ou à la fin de la quatrième rak'at pour les prières du Zuhr (midi), du Asr (après-midi) et de Icha (la nuit); et il demande refuge et protection d'Allah contre les supplices de l'Enfer, les souffrances du tombeau, les séductions de la vie ici-bas et dans l'au-delà, et la tentation de l'Antéchrist; Puis, il fait autant d'invocations qu'il peut, tout comme il l'avait fait dans la prière à deux rak'ates.
Mais dans cette position assise, - à la fin de la prière - le fidèle s'assoit sur ses cuisses, en mettant son pied gauche sous son pied droit, et son postérieur par terre, et son pied droit en position verticale, conformément à un récit reconnu authentique à ce sujet rapporté par Abou Hameed

Enfin, il salue à sa droite, puis à sa gauche en disant:
"Salutations et paix sur vous, ainsi que la miséricorde d'Allah, salutations et paix sur vous, ainsi que la miséricorde d'Allah".

Une fois la prière terminée, le fidèle implore le pardon d'Allah, trois fois, puis il dit:
"O mon Seigneur-Allah ! Tu es la Paix, et de Toi vient la paix, à Toi la bénédiction, ô mon Seigneur-Allah, le Très Vénéré et le Très Généreux ; Il n'y a pas d'autre divinité sauf Allah, Unique sans aucun associé; A Lui le royaume, à Lui la louange ; IL est le Tout Puissant. O mon Seigneur-Allah, rien ne peut empêcher ce que Vous donnez, tout comme rien ne peut donner ce que Vous empêchez; et nul fortuné ne peut profiter de sa chance à votre insu ; aucun changement du mal au bien, ni aucune force dans l'obéissance à Allah et dans Son adoration ne se réalise que par Sa Volonté divine ; il n'y a pas d'autre divinité sauf Allah et nous n'adorons que Lui; à Lui la prospérité, la grâce et les louanges pieuses; il n'y a pas d'autre divinité à part Allah ; nous Lui sommes sincèrement fidèles dans Son adoration et dans notre religion en dépit de la haine des mécréants".
Puis l'on glorifie Allah trente-trois fois en disant : « Gloire à Allah » , trente-trois fois :
« Louanges à Allah » et enfin trente-trois fois : « Allah est (le) Plus Grand » et l'on complète les cent par la phrase: " Il n'y a pas d'autre divinité sauf Allah, Unique sans aucun associé ; à Lui la royauté; à Lui les louanges ; IL est le Plus Puissant sur toutes choses". Ensuite, on récite le verset du Trône: , la sourate (ou chapitre) la Pureté: la sourate (ou chapitre) l'Aube naissante : la sourate (ou chapitre) les Hommes: - (ce sont les trois dernières sourates du Saint Coran) - après chacune des cinq prières obligatoires; Et il est souhaitable de répéter ces trois sourates du Saint Coran trois fois après les deux prières: du Fajr (l'Aube) et du Maghreb (crépuscule), et ce, conformément aux hadiths qui nous sont parvenus du Prophète Muhammad (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui).
De même, après ces mêmes deux prières d’al fajr et du maghrib (l'Aube et le Crépuscule) il est aussi souhaitable, à la suite des invocations sus-mentionnées, de réciter dix fois ce qui suit: " II n'y a pas d'autre divinité à part Allah, l'Unique, sans aucun associé, à Lui la royauté et à Lui les louanges; IL donne la vie, comme IL donne la mort; et IL est le Plus Puissant sur toutes choses". Ceci a été confirmé de la part du Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) Si le fidèle est Imam, c'est-à-dire Dirigeant de prière, il se tourne, face aux fidèles orants, au terme de l'office, et ce, après le repentir trois fois et la récitation de la phrase: " O mon Seigneur-Allah, Tu es la paix
et la paix provient de Toi ; A Toi la bénédiction, O mon Seigneur-Allah, le Très Haut, Très Vénéré et Très Généreux".
Cette façon d'agir, nous à été communiquée d'après plusieurs hadiths du Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui), et spécialement le Hadith de Aicha, son épouse (puisse Allah en être satisfait), et qui nous a été rapporté dans le recueil de Muslim.
Toutes ces invocations s'appellent Dhikr elles sont surérogatoires -non obligatoires - et laissées à la discrétion et à la bonne volonté du fidèle.
Il est de même souhaitable, pour chaque musulman et musulmane, de pratiquer assidûment la prière de douze rak'ates surérogatoires quotidiennes, pour les citadins (ceux qui habitent la ville); elles sont réparties comme suit: - Quatre rak'ates avant la prière du midi (zhur) et deux après; - Deux rak'ates après la prière du crépuscule (maghrib, après le coucher du soleil); - Deux rak'ates après la prière de la nuit (icha); - Et deux rak'ates avant la prière de l'Aube (fajr).
Car il est reconnu que le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) les pratiquait assidûment, et elles sont appelées les surérogatoires régulières.
Et il a été aussi confirmé dans le recueil «Sahîh Muslim» rapporté par Oum Habiba (puisse Allah en être satisfait) – une des épouses du Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) - qu'il aurait dit: " Quiconque pratique régulièrement douze rak'ates (de prière surérogatoire) durant sa journée et sa nuit, volontairement, Allah lui bâtira une maison au Paradis". - (comme récompense) -.
Lorsqu’il a raconté ce hadith, l'imam at- Tirmidhi lui a donné la signification que nous venons de mentionner.
Tandis que durant les voyages, le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) délaissait les prières surérogatoires du zuhr (midi), du magrib (crépuscule) et de la icha (nuit), mais tenait à pratiquer celle du fajr (aube) ainsi que la rak'at unique (witr) de fin de prière quotidienne qui avait lieu après la icha (la nuit).
Et nous devons suivre le bon exemple qu'il (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) nous donnait, car Allah le Tout Glorieux a dit dans le Saint Coran :


« En effet, vous avez dans le Messager d' Allah un excellent modèle (à suivre). »

Sourate 'Les coalisés- verset 21.



De même, le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) a aussi dit:

«Priez comme vous me voyez prier».

Allah, certes, est le Pourvoyeur du succès. Puisse Allah accorder à notre Prophète Muhammad Ben Abdullah, à sa famille, ses compagnons, ses disciples et adeptes Sa paix et Ses bénédictions jusqu'au jour Dernier du monde.

 

 

 

  • Ecrit par le grand savant Cheikh Ben Baz
  • Traduction revisée par l'association Aux Sources de l'Islam

Tags associés : priere

J'kaz !
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Dimanche 14 Septembre 2008Poster un commentaire

Les deux témoignages : le témoignage que nulle divinité sauf Allah et que Mohammed est le Messager d’Allah sont les clefs de l’islam. Et l’entrée dans l’islam n’est possible que par le biais de ce témoignage. Et c’est pour cette raison que le prophète a ordonné à Mouad Ibn Jabal lorsqu’il l’envoya au Yémen, de commencer sa prêche par le témoignage que « nul divinité sauf Allah et que Mohamed est le messager d’Allah »

Concernant la première phrase : « nulle divinité sauf Allah », elle consiste en la reconnaissance de l’homme par la langue et par le cœur que nul adoré sauf Allah.

Car en arabe le mot « ilah » a la signification de « ma’louh » (adoré). Et « taa’louh » signifie « mettre en état d’adoration » .

D’ou le sens de cette phrase : Nul adoré sauf Allah Seul.

De même cette phrase se compose d’une négation et d’une affirmation : La négation est dans « nul adoré » et l’affirmation est dans « sauf Allah ».

Et dans cette phrase, il y a un sous-entendu implicite, qui est la reconnaissance par la langue après la croyance par le cœur que nul ne mérite d’être adoré en dehors d’Allah Seul. Et ceci implique donc un culte pur à Allah l’unique, et l’annulation de toute adoration vouée à autre que Lui.

Ainsi, par notre sous-entendu implicite qui est “ne mérite” s’éclaircit la réponse à l’ambiguïté qu’ont plusieurs personnes qui est : Comment pouvez-vous dire “nul divinité sauf Allah”, avec le fait qu’il existe d’autres divinités, qui sont adorés en dehors d’Allah ; Et qu’Allah a nommé divinités, et que leurs adorateurs ont aussi nommé divinités ? Allah béni et exalté a dit :

 

 

[…Leurs divinités, qu’ils invoquaient en dehors d’Allah, ne leur ont servi à rien, quand l’ordre (le châtiment) de ton Seigneur fut venu…]

(Sourate Hud verset 101)

Et le Très-Haut a dit :

 

[N’assigne point à Allah d’autres divinités…]

(Sourate Al-Isra verset 22)

Et le Très-Haut a dit :

 

[Et n’invoque nulle autre divinité avec Allah…]

(Sourate Al-Qasas verset 88)

 

Comment est-il possible d’affirmer « nulle divinité sauf Allah » tout en sachant que la divination est valable pour autre qu’Allah ?

Et comment peut-on affirmer la divination pour autre qu’Allah alors que les prophètes ont dit à leurs peuples :

 

[…Adorez Allah. Pour vous, pas de divinité que Lui…]

(Sourate Al-Araf verset 59)

 

La réponse à cette ambiguïté apparaît lorsqu’on sous-entend « ne mérite en toute vérité d’être adoré » dans notre formulation « Nulle divinité sauf Allah »

Nous disons alors : ces divinités, qui sont adorées en dehors d’Allah, sont de fausses divinités, qui ne possèdent rien des droits de la divination, et la parole du Vrai, (qu’Il soit glorifié) nous conduit à ceci :

 

[C’est ainsi qu’Allah est Lui le Vrai, alors que ce qu’ils invoquent en dehors de Lui est le faux. C’est Allah qui est le Sublime, le Grand.]

(Sourate Al-Hajj verset 62)

Et aussi Sa parole qu’Il soit glorifié :

 

[Que vous en semble (des divinités), Lat et Uzza ainsi que Manat, cette troisième autre ? Sera-ce à vous le garçon et à Lui la fille ? Que voilà donc un partage injuste ! Ce ne sont que des noms que vous avez inventés, vous et vos ancêtres. Allah n’a fait descendre aucune preuve à leur sujet.]

(Sourate An-Najm verset 19 à 23)

Et aussi Sa parole à travers la parole de Youssouf (que la paix et le salut soit sur lui) :

 

[Vous n’adorez, en dehors de Lui, que des noms que vous avez inventés, vous et vos ancêtres, et à l’appui desquels Allah n’a fait descendre aucune preuve…]

(Sourate Yousouf verset 40)

Donc, la signification de « Nulle divinité sauf Allah » est « nul ne mérite d’être adoré en vérité sauf Allah ».

Quant aux divinités autre que Lui parmi les messagers, les anges, les saints, les pierres, les arbres, le soleil, la lune, etc. leur divination que prétendent leurs adorateurs est une fausse divination, qui n’est pas vrai, plutôt la vraie divination est la divination d’Allah.

 

Quant à la signification du témoignage que Mohamed est le messager d’Allah, c’est la reconnaissance par la langue et la croyance par le cœur que Mohamed Ibn Abdallah Elhachimi Elqorachi est le messager d’Allah pour l’ensemble de la création, qu’ils soient djinns ou humains, Allah le Très-Haut a dit :

 

[Dis : « Ô hommes ! Je suis pour vous tous le Messager d’Allah, à Qui appartient la royauté des cieux et de la terre. Pas de divinité à part Lui. Il donne la vie et Il donne la mort. Croyez donc en Allah, en Son messager, le Prophète illettré qui croit en Allah et en Ses paroles. Et suivez-le afin que vous soyez bien guidés ».]

(Sourate Al-Araf verset 158).

Et le Très-Haut a dit :

 

 

[Qu’on exalte la bénédiction de Celui qui a fait descendre le livre de discernement sur Son serviteur, afin qu’il soit un avertisseur à l’univers.]

(Sourate Al-Furqane verset 1)

 

Et parmi les déductions de ce témoignage le fait de ne pas croire que le messager d’Allah a un droit à la Seigneurie et à l’arrangement du cosmos ou un droit à l’adoration, plutôt il est un adorateur qui n’est point adoré, un messager qui ne peut être point démenti, et qui ne possède pour lui-même ou pour autrui aucun bienfait ni nuisance que ce qu’Allah a voulu. Comme Allah dit :

 

 

[Dis-(leur) : « Je ne vous dis pas que je détiens les trésors d’Allah, ni que je connais l’Inconnaissable, et je ne vous dis pas que je suis un ange. Je ne fais que suivre ce qui m’est révélé. »…]

(Sourate Al-Anam verset 50)

C’est donc un adorateur commandé qui suit seulement ce qui lui a été ordonné de faire. Et le Très-Haut a aussi dit :

 

 

 

[Dis : « Je ne détiens pour moi-même ni profit ni dommage, sauf ce qu’Allah veut. Et si je connaissais l’Inconnaissable, j’aurais eu des biens en abondance, et aucun mal ne m’aurait touché. Je ne suis, pour les gens qui croient, qu’un avertisseur et un annonciateur ».]

(Sourate Al-Araf verset 188)


Voici donc le sens du témoignage « nulle divinité sauf Allah, et Mohamed est le messager d’Allah »

Et l’explication de notre parole concernant le témoignage : « la reconnaissance par la langue et la croyance par le cœur » est qu’il faut absolument la réunion de ces deux conditions, car il y a des gens qui reconnaissent par la langue sans croire toutefois par leurs cœurs tels que les hypocrites.

En effet, Allah a dit au sujet des hypocrites:

 

 

 

[Quant les hypocrites viennent à toi, ils disent : « Nous attestons que tu es certes le messager d’Allah » ; Allah sait que tu es vraiment Son messager et Allah atteste que les hypocrites sont assurément des menteurs.]

(Sourate Al-Munafiqoun verset 1)

 

Ceux-là ont reconnu par leurs langues sans croire par leurs cœurs.

Et il se peut que l’homme reconnaisse au fond de son cœur, pourtant il ne prononce pas le témoignage, et cette reconnaissance ne lui est pas bénéfique vis-à-vis de nous extérieurement.

Mais entre lui et Allah, Son jugement revient à Allah. Cependant, dans ce bas-monde, cette reconnaissance n’est pas bénéfique et on ne le considérera pas comme musulman tant qu’il n’a pas prononcé le témoignage avec sa langue.

A moins qu’il soit dans l’incapacité de la prononcer, que cette incapacité soit physique ou morale, à ce moment on se comportera vis à vis de lui selon son état.

Conclusion : Il faut donc absolument la reconnaissance du cœur et de la langue.

 

 

 

  • Écrit par le grand savant Mouhammad ibn Sâlih Otheimine -qu'Allah lui fasse miséricorde-
  • Traduit par l’association Aux Sources de l’Islam

 

Tags associés : deux, temoignages, leurs, significations

J'kaz !
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Dimanche 14 Septembre 2008Poster un commentaire

 

 

Le suivi, ne se concrétise que par six caractéristiques : que l’adoration corresponde à la législation dans sa cause, son genre, sa quantité, sa manière, sa période et son lieu.

 

 

1) Que l’adoration soit identique à la législation dans sa cause.



Quiconque adore Allah par l’intermédiaire d’une adoration basée sur une cause que la législation n’a pas confirmé, cette adoration est alors rejetée car elle ne provient pas de l’ordre d’Allah et de son messager.

Et l’exemple de cela, la célébration de l’anniversaire du prophète ou encore de la nuit du 27 du Mois de Rajab, en prétendant que l’ascension du prophète se réalisa lors de cette nuit. Cette célébration n’est point en accord à la législation et est rejetée.

Premièrement : car, du point de vue historique, il n’a pas été confirmé que l’ascension du messager se réalisa la nuit du 27 de rajab. Et dans les livres de hadith que l’on a entre nos mains, pas une seule lettre ne prouve que l’ascension du prophète s’est produite le 27 de rajab. Et il est connu que cette information fait partie des informations qui ne peuvent être confirmées que par des chaînes de rapporteurs authentiques.

Deuxièmement : même si nous supposons que cela soit confirmé serait-il de notre droit qu’on insère à cette date une adoration ou une fête ? Jamais.

Et c’est pour cela que le prophète, lorsqu’il entra à Médine et vit les Ansares (habitants de médina) célébrant 2 jours dans lesquels ils s’amusaient, dit :

« Certes Allah a changé pour vous ces deux là (les fêtes) par mieux qu’elles »

et il leur évoqua la fête du Fitr et celle de l’Adha.

Et cela prouve la répugnance du prophète pour toute célébration introduite dans l’Islam à l’exception des fêtes islamiques, et elles sont au nombre de trois : Deux fêtes annuelles, aid el Fitr et aid el Adha, et une fête hebdomadaire qui est le vendredi.

Et donc, à supposer que l’ascension du prophète soit confirmée la nuit du 27 rajab (et cette confirmation est loin d’être fondée) il nous est impossible d’insérer à cet évènement quoique ce soit sans la permission du Législateur.

Et comme je vous l’ai dit : L’innovation est une chose qu’il ne faut pas prendre à la légère. Et les traces qu’elle laisse sur le cœur sont néfastes même si l’homme dans ces quelques instants éprouve une sensation de légèreté et de douceur.

La sensation sera après peu, tout à fait le contraire car la joie du cœur dans le faux ne dure point, plutôt elle est suivie par la douleur et le regret. Et toute innovation possède un danger, car elle implique un manquement vis-à-vis du message, car la déduction de cette innovation est que le messager n’a pas achevé la législation malgré qu’Allah ai dit :

[…Aujourd’hui, J’ai parachevé pour vous votre religion, et accompli sur vous Mon bienfait. Et J’agrée l’Islam pour vous comme religion…]

(sourate Al-Maidah verset 3)




Et ce qui est étrange, c’est que certains, éprouvés par cette innovation, persévèrent fermement dans son application alors qu’ils se laissent aller dans ce qui est plus bénéfique, authentique et sérieux.

C’est pour cela que nous disons que la célébration de la nuit du 27 rajab, si l’on considère que c’est la nuit lors de laquelle s’est réalisée l’ascension du prophète, est une innovation car elle est basée sur une raison que la législation n’a pas donné.



2) Que l’adoration corresponde à la législation dans son genre.



Par exemple l’immolation d’un cheval. Si un homme venait à sacrifier un cheval, ceci serait opposé à la législation dans son genre.



3) Que l’adoration corresponde à la législation dans sa quantité.



Si quelqu’un venait a dire qu’il prie Le Dohr (prière du midi) six rakat (unités de prière), son adoration serait-elle en accord avec la législation ? Non, car elle ne correspond pas dans sa quantité.

Et si quelqu’un venait à dire « gloire à Allah et louange à Allah et Allah est le plus grand » 35 fois après chaque Salat (prière) prescrite, cela serait-il correct ?

La réponse : Nous disons que si tu as voulu prendre le nombre comme adoration tu es en erreur, et si tu as voulu l’ajout sur ce qu’a légiféré le messager tout en sachant que ce qui a été légiféré est 33 fois, alors l’ajout ici est sans mal, car tu les as séparés dans ton intention et tu n’a pas pris ce nombre comme adoration.



4) Que l’adoration corresponde à la législation dans sa manière.



Si quelqu’un mettait en application une adoration correcte dans son genre, sa quantité et sa raison, toutefois elle est en opposition à la législation dans sa manière, cette adoration n’est point valable

Exemple de cela : un homme a perdu ses ablutions, il refait donc ses ablutions, mais il lave tout d’abord ses pieds puis essuie sa tête, puis lave ses avant bras puis enfin son visage. Ses ablutions sont-elles correctes ?

Non, car il s’est opposé à la législation dans la manière.



5) Que l’adoration corresponde à la législation dans sa période.



Par exemple : un homme jeûne le mois de chaban ou chawel au lieu de jeûner le mois de Ramadan. Ou encore qu’il prie le dohr (prière du midi) avant le zénith ou après que l’ombre de toute chose devienne de la même taille que celle-ci. Car s’il prie le dohr avant le zénith, il l’aura prié avant son temps. Et s’il prie après que l’ombre de toute chose ait atteint la même taille que celle-ci, alors il aura prié après son temps, donc sa prière ne sera pas valable.

Et de ce fait, nous disons que si l’homme a délaissé la prière volontairement jusqu’à ce qu’elle sorte de son temps, et cela sans excuse valable, sa prière ne sera pas acceptée, même s’il prie mille fois.

Et de là, on tire une règle importante dans ce chapitre qui est : “Toute adoration délimitée par une période, si l’homme la sort de son temps sans excuse valable, elle ne sera pas acceptée, au contraire elle sera rejetée et la preuve de ceci est le hadith rapporté par Aicha :

 

« Tout acte non-conforme à nos enseignements est à rejeter. »




6) Que l’adoration corresponde à la législation dans son lieu.



Si un homme venait à stationner le jour de Arafat (le 9 de Dhul hijja) a Muzdalifah, alors son stationnement ne serait pas valable, pour l’absence de correspondance dans le lieu entre l’adoration et la législation.

Et lorsque le prophète vit quelques-unes de ces femmes élevaient des tentes dans la mosquée, il ordonna de défaire leurs tentes et d’annuler leur retraite spirituelle, et il ne les orienta pas vers une retraire spirituelle dans leurs maisons, et cela prouve que la femme ne peut se retirer spirituellement dans sa maison car ceci est contraire à la législation dans le lieu.

 



Voilà donc les six critères, dont le regroupement est nécessaire pour que le suivi soit correct.

Et Allah est plus savant et que la prière et le salut soit sur Mohamed, sa famille, et ses compagnons.

 

 

  • Écrit par le grand savant Mouhammad ibn Sâlih Otheimine -qu'Allah lui fasse miséricorde-
  • Traduit par l’association Aux Sources de l’Islam

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Ô vous, les humains ! Craignez Allah le Très-Haut, et méditez sur votre vie d’ici-bas et votre vie dans l’au-delà, sur votre vie et sur votre mort, sur votre temps présent et votre futur. Méditez, donc, sur la vie présente et sur ceux qui ont vécu avant vous parmi lesquels les tout premiers et les derniers d’entre eux. Certes, il y a en eux, une leçon pour ceux qui en tiennent compte. Ils ont, en effet, bel et bien exploité et peuplé la terre, et ils nous surpassaient tant en bien et dans la descendance, qu’en puissance et dans l’exploitation de la terre.

Malgré cela, ils disparurent sans laisser de traces, comme s’ils n’avaient jamais existé, et ils n’appartiennent, désormais, qu’au passé. Vous suivez, actuellement, leur même chemin, et vous deviendrez inéluctablement ce qu’ils sont devenus. Vous traverserez, en effet, cette vie présente pour atteindre les tombes après que vous ayez connu les splendides demeures. Vous vous isolerez de cette vie après que vous y étiez rassemblés avec votre famille dans la joie. Vous resterez seuls, le jour de la résurrection avec vos œuvres, si elles étaient bonnes, alors le chemin n’en sera que plus facile, mais si elles étaient mauvaises, alors le chemin n’en sera que plus mauvais.

Ce jour, on soufflera dans la trompe, dès lors les gens surgiront de leurs tombes pour le Seigneur de l’univers, ils seront pieds nus sans aucunes chaussures, nus sans aucun habit, et non circoncis.

 

Le prophète – qu’Allah prie sur lui et le salue - informa Aïcha de cela, puis elle dit : « Ô Messager d’Allah ! Les hommes et les femmes seront-ils ensemble et l’un pourra contempler l’autre ! » Le Messager d’Allah – qu’Allah prie sur lui et le salue - rétorqua :

 

« La situation sera suffisamment terrible pour que l’homme prenne le temps de contempler les femmes, et réciproquement. La situation sera suffisamment terrible pour que la mère s’interroge sur son enfant, et pour que le fils s’interroge sur son père »,

 

« Puis quand on soufflera dans la trompe, il n’y aura plus de parenté entre eux ce jour-là, et ils ne se poseront pas de questions. »

(Sourate ‘Les croyants’ verset 101),

 

« Le séisme [qui précédera] l’heure est une chose terrible. Le jour où vous le verrez, toute nourrice oubliera ce qu’elle allaitait, et toute femelle enceinte avortera de ce qu’elle portait. Et tu verras les gens ivres, alors qu’ils ne le sont pas. Mais le châtiment d’Allah est dur. »

(Sourate ‘Le pèlerinage’ verset 2)


On verra ce jour-là des cœurs agités d’effroi, et des regards baissés et humiliés. On verra ce jour-là les livres des comptes déployés qui sont les feuilles où sont inscrites nos œuvres. C’est ce jour où le croyant tiendra son livre de sa main droite, alors que le mécréant le saisira de sa main gauche ou derrière son dos. Ainsi, celui qui recevra son livre de sa main droite, dira joyeusement et radieusement : « Tenez ! Lisez mon livre », « par contre celui qui recevra son livre de sa main gauche » dira tristement, et avec désespoir : « Hélas pour moi ! J’aurais souhaité qu’on ne m’ait pas remis mon livre », et il invoquera la destruction sur lui-même. Ce jour, on placera les balances où seront pesées les œuvres des créatures qu’elles soient bonnes :

« Quiconque fait un bien fût-ce le poids d’un atome, le verra ».

(Sourate ‘Le séisme’ verset 7)

Allah dit :

 

« Au jour de la résurrection, Nous placerons les balances exactes. Nulle âme ne sera lésée en rien, fût-ce du poids d’un grain de moutarde, nous le ferons venir. Nous suffisons largement pour dresser les comptes. »

(Sourate ‘Les prophètes’ verset 41).


Ce jour-là, on verra, également, les gens qui déferleront comme les flots les uns sur les autres, alors qu’un malheur et une angoisse insupportables les affligeront, et ils diront : pourquoi vous ne chercheriez pas quelqu’un qui puisse intercéder en votre faveur auprès de votre Seigneur ? Ils allèrent trouver Adam, puis Noé, puis Ibrâhîm, puis Moussa (que le salut d’Allah soit sur eux), mais ils présentèrent tous des excuses, ensuite ils iront voir ‘Issa (que la paix d’Allah soit sur lui) qui dira : « je ne peux rien faire, mais allez, donc, trouver Muhammad le serviteur à qui Allah a pardonné ses péchés passés et futurs. Ils iront, donc trouver le Prophète – qu’Allah prie sur lui et le salue - qui dira en étant fier de ce qu’Allah lui a donné comme gratitude : « je suis celui qui lui faut (pour le début du jugement) ». C’est alors qu’il demande la permission à son Seigneur, et soudain, il tombe en prosternation, puis Allah lui offrira, pour toutes les louanges et les remerciements (que le Prophète ne cessa de prodiguer dans la vie d’ici-bas), ce qu’Il n’a jamais offert à personne auparavant, et Allah le laissera ainsi prosterner le temps qu’Il voudra, puis Il lui dira : « Ô Muhammad ! Relève ta tête. Parle et tu seras écouté. Intercède et on acceptera ton intercession. Demande et on te donnera. »

Ce jour-là, Allah descendra pour trancher entre les créatures, et pour les juger. Allah s’isolera Lui et son serviteur croyant, ne dévoilera pas ces péchés, lui parlera sans qu’il n’y ait entre eux besoin de traducteur, Il l’informera de ses péchés jusqu’au moment où le serviteur admettra et reconnaîtra pour qu’ensuite la faveur d’Allah sur lui se dévoile lorsqu’Allah lui dira : « Je n’ai pas dévoilé tes péchés dans la vie d’ici-bas, et aujourd’hui, Je te les pardonne ».

Ce jour-là, il y aura le bassin du prophète – qu’Allah prie sur lui et le salue - où les créatures apaiseront leurs soifs. Son eau est plus blanche que le lait, son goût est plus sucré que le miel, et son odeur est plus agréable que celle du musc. Sa longueur mesure un mois (de marche), ainsi que sa largeur. Ses coupes sont aussi nombreuses et éclatantes que les étoiles dans le ciel. Seuls sont ceux qui ont cru en lui et suivi sa sunna qui boiront de ce bassin. Celui qui en boira une seule gorgée n’aura plus jamais soif après cela. Les premiers qui en boiront sont les pauvres Mouhâdjirînes (personnes qui fuirent de la Mecque, encore habitée par les polythéistes, vers Médine).


Ce jour-là, le soleil se rapprochera des créatures d’une distance de mile, les gens nageront dans leur transpiration selon la nature de leurs actions. Chez certains d’entre eux, la transpiration atteindra les chevilles, chez d’autres, elle atteindra les genoux, chez d’autres, elle atteindra le niveau des reins, et chez d'autres, la transpiration les submergera entièrement. Par ailleurs, Allah couvrira de Son ombre celui qu’il voudra, le jour où il n’y aura aucune ombre à part la Sienne.


Ce jour-là, Allah interpellera Adam : « Ô Adam ! », il répondra : « À votre service ! À vos ordres mon Seigneur ! Tous les bienfaits sont entre vos Mains ». Il lui dira : « Extrais de ta descendance ceux qui seront envoyés en enfer ». Adam demandera : « Mais qui sera envoyé en enfer ? » Il répondra : « Sur mille personnes, neuf cent quatre-vingt-dix-neuf (seront envoyés en enfer). » C’est à cet instant où le jeune se fera des cheveux blancs.

Ce jour-là, sera déposé le pont au-dessus de la Géhenne, dont l’épaisseur sera plus fine qu’un cheveu, et qui sera plus aiguisée qu’une épée. On enverra le dépôt et les liens de parenté qui se poseront sur les flancs droits et gauches du pont, alors que les gens le traverseront selon la nature de leurs actions. Leur situation sur le pont dépendra de leurs actions, il y en a parmi eux qui le traverseront d’un clin d’œil, d’autres d’un coup de tonnerre, d’autres le traverseront en rampant, d’autres entre les deux, et votre Prophète se tiendra debout sur le pont en disant : « Ô Seigneur ! Préserve-nous, préserve-nous ! ». On verra suspendus sur les bords du pont, des crochets dirigés (par Allah) qui agripperont tous ceux qu’on lui ordonnera de saisir : soit cette personne sera écorchée puis secourue, ou soit elle sera ancrée en enfer.


Ce jour-là, les gens se diviseront en deux groupes, un groupe sera au paradis et l’autre dans la fournaise ardente :

 

« Le jour où l’heure arrivera, ce jour-là ils se sépareront (les uns des autres). Ceux qui auront cru et accompli de bonnes œuvres se réjouiront dans un jardin ; et quant à ceux qui n’auront pas cru et auront traité de mensonges nos signes ainsi que la rencontre de l’au-delà, ceux-là seront emmenés au châtiment. »

(Sourate ‘Les romains’ verset 14, 15 et 16)


Ô les serviteurs d’Allah ! Craignez-le donc, et préparez-vous pour ce jour, car il est inévitablement votre seule destination, et sans le moindre doute votre ultime rendez-vous. Par ailleurs, même si ce jour est immense, dur, et terrible, il sera facile pour les pieux croyants, car Allah dit :

 

« Et ce jour sera difficile aux mécréants. »

(Sourate ‘Le discernement’ verset 26)


Croyez donc, en Allah, et sachez qu’Allah connaît ce qu’il y a dans vos poitrines, prenez-y garde.

Ô créateur des cieux et de la terre, celui qui connaît l’invisible et le visible, nous te demandons par le fait que nous attestons que Tu es Allah, nulle divinité à part Toi, l’Unique, le seul à être imploré pour ce que nous désirons, Celui qui n’a pas engendré, et qui n’a pas été engendré, et qui n’a aucun égal ; nous te demandons ô Celui qui est plein de majesté et de largesse, ô le Vivant, Celui qui subsiste par lui-même ! Nous te demandons d’alléger pour nous les angoisses de ce jour, et de nous rendre ce jour-là bienheureux, et fais-nous rejoindre les vertueux.

 

 

  • Écrit par le grand savant Sâlih Otheimine -qu'Allah lui fasse miséricorde-
  • Traduit de l’arabe par l’association Aux Sources de l’Islam

 

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Depuis la nuit des temps et dans tous les lieux, les êtres humains ont pratiqué une forme ou une autre de religion. Certains identifient la religion à son fondateur, comme Zarathoustra, Bouddha, ou le Christ, d’autres l’identifient à son lieu d’origine comme la Judée ou l’Inde. Ces religions, comme la plupart des autres religions moins connues, pratiquent la vénération et l’adoration du surnaturel, des morts des esprits et même des Prophètes (paix et bénédiction de Dieu sur eux).

L’islam est la seule religion qui ne se fonde pas sur le nom de son Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui), comme Mohammed, Ibrahim ou Adam, ni sur le lieu de sa révélation, comme l’Arabie, ou ailleurs.

L’islam est un code de conduite basé sur les relations de l’homme avec son Créateur Dieu, qui est aussi le Créateur de tout l’univers et de ce qu’il contient. L’islam est en même temps une mission objective et subjective. Dans le sens que tout au long de la vie, le musulman doit s’astreindre à gérer son existence suivant les droits et les devoirs révélés par Dieu, qu’ils soient d’ordre physique, moral ou spirituel. L’islam guide et incite l’homme à faire le bien et à éviter le mal dans toutes ses actions et paroles, dans sa vie personnelle, familiale et sociale. Il harmonise donc la nature humaine à son environnement. L’homme n’a pas besoin que ce code de conduite soit confiné dans un temple, une église, une synagogue ou une mosquée. Mais il doit en toute circonstance et dans toutes les activités de sa vie pratiquer les enseignements de L’islam pour s’assurer une vie de paix et de tranquillité. 

 


Comment et pourquoi l’homme est-il sur terre ?
 

 


Ni vous, ni moi ne devons notre existence à notre volonté. Donc le vaste univers et les multiples créatures qu’il contient sont le fait d’un seul et Unique Créateur, avec un ensemble de règles pour chaque espèce et création. Cet Unique Créateur est Dieu.

L’homme, comme les autres êtres et choses de cet univers, est Sa création. L’homme vient directement de la volonté de Dieu, et non pas par un hasard ou par une évolution sur cette planète, la Terre. Il a créé l’homme d’une seule âme, mâle et femelle.

Comme le Coran le dit :

« Ô vous les hommes ! Nous vous avons créés d’un mâle et d’une femelle et Nous avons fait de vous des  nations et des tribus, pour que vous vous connaissiez. Le plus noble d’entre vous auprès de Dieu est le plus pieux. Dieu est certes Omniscient et parfaitement Connaisseur . »

sourate 49,Hujarat verset 13

Cette existence n’est donc pas une vaine création. Dieu Le Très-Haut a doté Adam le premier homme de l’intelligence et de la volonté pour choisir. Il lui a donné le choix entre le bien et le mal, avec toutes les conséquences liées à ce choix. Le droit chemin est la soumission à la volonté de Dieu et le mauvais chemin est la désobéissance à Dieu.

Dieu a aussi créé Satan, un djinn qu’Il avait élevé au rang des Anges, mais celui-ci fût déchu à cause de sa désobéissance, et de son orgueil. Dieu a aussi créé les Anges, qui Lui sont soumis en toutes circonstances.

Le but de la vie humaine n’est donc pas la désobéissance à Dieu, mais bien la soumission à Dieu et la demande de Son pardon.  Tandis que Satan, après avoir désobéit à Dieu, ne Lui demanda qu’un répit.

Donc l’objectif essentiel de cette vie n’est rien d’autre que l’adoration du Seul Créateur, en Lui obéissant physiquement et spirituellement, d’après les enseignements du Coran et de la Sunna .

Dieu Le Très-Haut dit dans le Coran :

« Je n’ai créé les djinns et les hommes que pour qu’ils m’adorent »

Sourate 51,Adh-Dhariyat v.56

et a aussi dit :

« Ô vous les hommes ! Adorez votre Seigneur qui vous a créés et ceux qui vous ont précédés, afin d’atteindre la piété. » 

Sourate 2 Al-Baqarah v.21

 


Qu’est-ce que L’islam ?

 


L’islam est ce qui est communément reconnu comme étant la religion pratiquée par les musulmans. L’islam est le code de conduite naturel, comme il a été révélé par Dieu Le Très-Haut à Ses Messagers, depuis Adam jusqu’au dernier d’entre eux, le Prophète Mohammed (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui). Il naquit à La Mecque en l’an 571 après J.-C. et mourut en 634 après J.-C. L’islam est la dernière révélation de Dieu à l’humanité. L’islam est un mot arabe qui signifie « soumission à Dieu », l’obéissance au code de conduite décidé pour le bien de l’humanité par Dieu et révélé dans Son livre le Coran et dans la Sunna du Prophète Mohammed (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui). L’islam est la religion qui assure la paix et la tranquillité dans ce bas monde et dans l’au-delà. Mohammed (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) est Son Serviteur et Son Messager envoyé sur la terre durant une période de 23 années de révélation avec Son message complet : Le Coran (la parole de Dieu) qu’il pratiqua durant sa vie, ainsi que la conduite et le comportement qui y sont liés et connus comme sa tradition (Sunna).

Mohammed (que la paix et la bénédiction de Dieu soit sur lui) était un Prophète, un guide, un leader, un administrateur, un époux et un chef de famille sans comparaison. On ne devient pas musulman seulement par naissance, mais par l’observation de ce code de conduite transmit par le Prophète.

L’islam enseigne à l’homme la fraternité humaine sans considération de couleur, de race, de pays ou de condition sociale. Quand vous voyez les musulmans dans la prière, le jeûne, le pèlerinage ou dans l’accomplissement de toutes les choses vertueuses, vous savez que l’ Islam est une miséricorde pour le pauvre, le mal guidé ou le démuni et ceci par le libre choix de chacun, pour son propre salut.

Que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur le Prophète sur sa famille et ses Compagnons. 

« Et qui profère plus belles paroles que celui qui appelle à Dieu, fait bonne oeuvre et dit: "Je suis du nombre des Musulmans? »

Sourate Fussilat.  Verset  (33)

« Dis: "Voici ma voie, j’appelle les gens à la religion d’Dieu, moi et ceux qui me suivent, nous basant sur une preuve évidente. Gloire à Dieu! Et je ne suis point du nombre des polythéistes. »

Sourate Yusuf. Verset(108)

 

« Que soit issue de vous une communauté qui appelle au bien, ordonne le convenable, et interdit le blâmable. Car ce seront eux qui réussiront. Et ne soyez pas comme ceux qui se sont divisés et se sont mis à disputer, après que les preuves leur furent venues, et ceux-là auront un énorme châtiment. »

Sourate Al Imran. Verset : (104)(105) :

Le Prophète Mohammed (Paix et bénédictions sur lui ) a dit :

« Transmettez de moi, même un seul verset » (Rapporté par El Bukhari. )

Révision : Abû Ahmed

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